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Mon père, ce héros.

il y a 1 jour
5 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 17 heures

Monpère joue de la basse
J'ai achevé ma course, j'ai mené le bon combat.


Le départ de mon père a été soudain. Si soudain qu'il m'est difficile de réaliser qu'il n'est plus là, que je ne lui parlerai plus. J'ai décidé de publier le texte que j'ai écrit et lu à ses obsèques pour lui rendre hommage.


Mon père, qui petite me transporte à vélo, mon père qui me donne la main et m’embête avec ses clés dans ma paume, exprès. Mon père qui vient parler sévèrement au garçon qui me traite mal à l’école primaire pour me protéger, mon père qui se déplace chez un jeune voisin quand j’ai quinze ans pour lui interdire de me revoir. Je lui dis que je le déteste.


Mon père qui débarque en moto au milieu de mes amis parce qu’il craint que je tombe dans une secte. Mon père qui dort dans mon lit alors que j’ai fait le mur, que je suis sortie toute la nuit et qui me donne la frousse de ma vie quand je le vois se réveiller alors que j'entre discrètement et que j’allume la lumière de ma chambre. Mon père, un vrai père.


Mon père qui, quand je prends des mauvaises décisions vient me parler en tête à tête dans ma chambre pour me donner son avis, que je suis incapable de suivre, à regret, mais il ne le sait pas.

Mon père, qui écrit sur un papier accroché sur la porte de ma chambre, « Cette maison n’est pas un hôtel. », parce que je pars des jours sans donner de nouvelles, parce que je n’y pense tout simplement pas.

Une adolescente normale, un père aimant normal.


Mais mon père, c’est beaucoup plus que cela. Mon père ce héros. C’est quelqu’un qui m’écoute quand je lui raconte mes inquiétudes, mes chagrins, mes péchés, mes erreurs. C’est quelqu’un qui prie et qui me conseille.

C’est celui qui est capable de prier pour moi avec ma mère pendant plusieurs heures quand j’ai vingt-deux ans pour que je sois libérée de tout ce qui m’a vaincue à cause de mes mauvais choix. Et je découvre la paix que seul Jésus donne. C’est celui qui me conseille et me reprend avec tout l’amour qu’il a et en même temps la vérité qu’il connait.


En 2007, quand j’ai à coeur de créer mon centre de langues à Clermont-Ferrand et que je lui dis que cela ne servira sûrement à rien de commencer parce que Jésus va bientôt revenir nous chercher, c’est lui qui me dit :


« Et si Jésus tardait à revenir ? Nathalie, tu dois commencer ton centre de langues et garder les pieds sur terre.»


Je lui dis qu’il manque de foi. C’était il y a dix-neuf ans. Il avait bien sûr raison.

Mon père, ce héros parce que c’était un homme de foi. Il fait partie de ces héros de la foi dont la Bible nous parle.


Mon père qui, quand les dons de prophétie et de connaissance commencent à se manifester dans ma vie spirituelle, est capable de m’encourager à les pratiquer et est aussi capable de me reprendre quand je me trompe ou quand ce n’est pas le bon moment pour partager ce que Dieu m’a annoncé.

Il m’a enseigné l’équilibre et la sobriété dans la vie prophétique, équilibre qui manque tellement dans le monde évangélique aujourd’hui.


Mais ce qui est le plus beau et marquant chez mon père, c’est sa capacité à se laisser reprendre lui aussi.

Quand Dieu me parlait dans des rêves, lors de cultes ou dans mes temps de prière personnelle pour reprendre ce qu’il faisait ou lui donner une direction importante, il m’écoutait aussi, reconnaissait les choses et les mettait en pratique. Certainement beaucoup ont reçu de lui mais c’était un homme capable d’écouter et de mettre en pratique à son tour. Un homme plein d’humilité devant son Dieu.


En juillet, alors que je décide de fermer mon centre de langues dix-neuf ans après sa création et que je suis ébranlée émotionnellement, je lui demande « Tu crois que Dieu m’en veut ou que j’ai mal fait et que Dieu

m’en veut ? » Vous savez, les doutes qui viennent quand on prend des décisions difficiles et qu’on réfléchit beaucoup. Il me répond : « Mais Nathalie, quel Dieu tu sers, quel Dieu tu sers ? »

Mes doutes disparaissent aussitôt. Il a toujours cru en la bonté de Dieu et il m’a enseigné la grâce de Dieu. Dieu n’est jamais contre ceux qui l’aiment et le servent.


Enfin, il y a un peu plus de quinze jours, alors que l’on passe la nuit aux urgences tous les deux, on est placé dans un box plein de la lumière blafarde des néons et des sonneries incessantes des appareils médicaux. Un homme partage le box avec nous. Cet homme profère des insultes toute la nuit et dit les plus horribles insanités. Après neuf heures incessantes, mon père, alors qu’il reçoit les pires nouvelles des médecins et qu’il est affaibli, n’en pouvant plus, au travers du paravent qui nous sert de séparation, prie que l’homme se taise au nom de Jésus.


Cet homme, je vais le voir et il m'indique qu'il est incapable de se taire, qu'il souffre de ce qu'il dit et de cet esclavage incessant. Je lui parle de Jésus et de la liberté qu'il promet. Cet homme décide de remettre sa vie à Jésus et de lui faire confiance et je prie pour que les voix qui parlent au travers de lui et les voix qu’il entend s’en aillent. Mon père, de l’autre côté du paravent et allongé sur son brancard,  glorifie Dieu et je l’entend soutenir mes prières,  « Au nom de Jésus ! », « Gloire à Dieu ! », « Jésus est vainqueur ! ».

Cet homme nous remercie et s’endort enfin tranquillement.


Alors oui, mon père, ce héros, héros de la foi avant tout, celui qui aimait son Dieu. Mon fidèle confident, celui qui m’encourageait et me reprenait avec vérité, celui avec qui j’ai pu chanter tous les dimanches au culte, avec qui je pouvais chanter en langues, avec qui j’ai pu prier chaque fois que j’en avais besoin et pour qui j’ai pu prier aussi de nombreuses fois.


Je n’ai jamais douté qu’il m’aimait, il a toujours été là pour moi, même quand je l’interrompais dans ce qu'il faisait et que je sentais que ce n’était pas le bon moment.


Mon père, que j’aime et que je respecte plus que tout et que je veux honorer aujourd’hui.


Je vous laisse avec ce verset que l’on trouve dans la Bible et que je paraphrase :


"Aujourd’hui, je vous en supplie, si vous entendez sa voix, la voix de Jésus au travers de ce témoignage, n’endurcissez-pas votre coeur" Donnez votre vie à Jésus. Mon père l’a fait, je l’ai fait, beaucoup l’ont fait et c’est de loin le choix le plus important de votre vie, pour la vie éternelle dans la paix avec Dieu.


Nous avons du chagrin aujourd’hui et il va beaucoup nous manquer mais je sais que nous le reverrons dans la joie. Il va me manquer et la lumière du Saint Esprit que je voyais dans son regard aussi. Je lui disais souvent que je voyais la lumière du Saint Esprit danser dans ses yeux, ça l’amusait que je dise cela.


Il a été qui il était parce que Jésus vivait en lui.


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​Leader jeunesse et leader de louange, je désire partager ma foi sur ce blog au travers de posts spirituels et bibliques pour encourager la jeunesse à mettre sa confiance en Dieu et chercher son secours, ses dons et la destinée qu'il a pour chacun !

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