Peut-on encore avoir des convictions ?

À l'heure où il semble bon d'être dans les tendances et les oppositions, je me questionne sur la possibilité aujourd'hui, d'avoir sa propre pensée, sans se faire taxer d'intolérant, de raciste ou autre quolibé.
Ai-je encore le droit, au pays des lumières et des droits de l'homme, de m'interroger ou d'être en désaccord avec les courants bien-pensants.
Avortement, racisme, antisémitisme, théorie du genre, peut-on encore avoir sa propre pensée sans qu'elle soit jugée, applaudie ou dévalorisée ?
"Je pense donc je suis."
Suis-je obligée de m'abreuver aux sources des médias ou aux réseaux sociaux pour en retirer un médiocre équilibre, ni trop pour, ni trop contre, qui ôte toute saveur aux futurs partages et échanges humains ou, au contraire, dois-je me fondre dans les excès en tout genre, haines ou dévotions d'aujourd'hui qui seront clouées au pilori demain ?
J'aime les étrangers, je m'enrichis de leurs parcours, de leurs pensées et de leur culture. Je reconnais Israël dans son droit à exister sans fermer les yeux sur les injustices qui peuvent être commises à cause de la souffrance ou du sentiment d'injustice. Je refuse de commencer à haïr les juifs au nom du salut d'un autre peuple. Je suis également outrée par la violence et la haine de ceux qui prônent la destruction au nom de la paix. Je refuse d'être identifiée par mes préférences sexuelles car l'homme, la femme, sont bien plus que cela et si j'ai le choix, j'aimerais pouvoir choisir la vie.
Je ne reconnais plus mon propre pays. Pays de tolérance et des droits de l'homme, où la violence semble l'emporter sur tout. Perte de repères, d'espoir, peur ou rejet de l'autre au nom de nos idées. Et j'ai honte, honte de ce que j'entends, honte de ce que je vois.
Oui, on peut aimer l'étranger et se battre pour ses droits sans pour autant sombrer dans un gauchisme à tout va.
On peut aimer la vie, la défendre, celle de celui à naître ou celle du souffrant, tout en ayant compassion face à une femme devant la peur d'une grossesse non planifiée ou face à une personne vulnérable dans la maladie qui l'emprisonne.
Faut-il mettre fin à la vie de l'un et de l'autre ? Je ne le crois pas.
Je veux rester fidèle à mes convictions et fidèle à ce que Dieu m'enseigne.
"L'Étranger qui habite parmi vous, vous sera comme celui qui est né parmi vous, et vous l'aimerez comme vous-mêmes."
Ce verset tiré de la Bible me poursuit et me guide.
Je termine avec ces versets de l'Épître aux Ephésiens, dans la Bible, qui nous dit :
"Que toute amertume, toute animosité, toute colère, toute clameur, toute calomnie, et toute espèce de méchanceté, disparaisse du milieu de vous. Soyez bon les uns envers les autres, compatissants, vous pardonnant, comme Dieu vous a pardonné en Christ".
Ça commence par moi, ça commence par toi. Sois un homme, une femme de conviction, dans l'amour et le respect de ton prochain et si tu manques de compassion, tu peux demander à l'Esprit de Dieu de t'en donner les capacités.
N'hésite-pas à m'écrire ou à réagir si tu le souhaites et comme à chaque fois, je te répondrai.






Commentaires